lundi 7 mars 2011

Trail du massif de Fontfroide, 23 km, 810mD+, Narbonne


En ce dimanche 6 mars, je me suis finalement décidé à aller courir le trail du massif de Fontfroide. Je dis "finalement" car j'hésitais entre le 10 km de Blagnac, le duathlon de Castelnaudary et ce trail. Dans l'optique de l'Ecotrail de Paris (dans 3 semaines maintenant...), le choix du trail de Fontfroide m'a paru plus judicieux pour plusieurs raisons. D'abord en terme de distance, il me faut faire des kilomètres ; ensuite en terme de dénivelé, j'ai besoin de grimper ; également pour tester en compétition l'hydratation d'Effinov' ; et enfin mentalement, ce trail me semblait bien placé pour garder un peu de pression et produire un effort suffisamment long mais pas trop (éviter la fatigue...) pour travailler mon endurance mentale.
Ceci dit, je me présente sur la ligne de départ dans des conditions très moyennes. La veille m'avait vu effectuer une séance au seuil dans de mauvaises dispositions et l'échauffement d'avant-course ne me laissait rien augurer de bon.

Du retard à l'allumage
Au coup de feu je pars donc tranquillement. Mais je suis vite dans la nasse. Il y a beaucoup de participants et c'est très difficile de dépasser malgré les pistes que l'on emprunte en ce début de parcours. Le rythme est trop lent pour moi alors j'essaye de me sortir du guêpier tant bien que mal. Heureusement, le peloton s'étire et à la faveur des premières montées vers Mourel Redon, je remonte petit à petit de nombreux coureurs.

La combe d'Enfer
Très vite, nous quittons les pistes pour attaquer quelques parties plus techniques. Je me sens bien, paradoxalement, alors que je viens de parcourir toute la montée en courant. Je continue toujours sur le même rythme avant la combe d'Enfer.Un bénévole nous prévient : "attention, sur 800m, c'est du rocher !" En effet, nous sommes un petit peloton à la queue-leu-leu. Il est impossible de dépasser sauf si le coureur devant s'écarte. A ce moment, je suis 128ème. En partie déçu, car j'ai l'impression de bien courir, je me rappelle que je suis très mal parti et que j'ai perdu un temps fou dans les premiers kilomètres à essayer de dépasser du monde.
N'empêche, je finis par prendre la tête de ce petit peloton et me détache légèrement. C'est très technique, très inconfortable, mais superbe. La végétation nous entoure, le rocher nous dicte le rythme. J'apprécie vraiment l'endroit malgré sa dureté.

Les pistes après la combe d'Enfer

A fond vers l'Abbaye de Fontfroide
Cette portion achevée, nous récupérons les pistes du massif. Nous passons sous le Roc de Fonfroide, celui des Nau et trouvons le Chemin du Communal. C'est très roulant. Malgré des cuisses un peu dures, je décide de prendre un rythme assez élevé. C'est le bon choix : avant d'arriver à Fontfroide, je dépasse plus d'une quinzaine de coureurs en en suivant un qui me sert de lièvre !
A ce moment, mes sensations sont vraiment bonnes. Je prends une photo de l'Abbaye, superbe monument.

L'Abbaye de Fontfroide


La Croix de Fontfroide
L'ascension de la Croix de Fontfroide constitue la suite du programme. Nous passons le ravitaillement où je me restaure d'un verre de coca, d'un morceau de pain d'épices, d'un carré de chocolat et d'un bout de banane. Les bénévoles nous annoncent encore 10 km.

Peu après le ravitaillement, la Tour ruinée
Arrive alors la rude montée vers la Croix. Nous croisons les concurrents qui en descendent mais sans nous accrocher ni être gênés les uns par les autres. Rien à voir ici avec l'aller-retour au château de Montségur depuis le col sur le Trail des Citadelles. La grimpette me rassure par le fait que je croise beaucoup de coureurs : les écarts sont faibles et je peux encore remonter quelques places. Mais je n'ai pas de jus. Les cuisses se font vraiment sentir, je n'arrive pas à accélérer. Heureusement, c'est bref. Un rapide petit tour au sommet permettant à l'organisation de recenser le passage de tous les concurrents et l'on redescend. J'aurai mesuré en tout et pour tout 600m de distance sur cette portion en double-sens ! Il reste alors environ 8 km à parcourir.

Derniers mètres avant la Croix. Beau chemin...


Le début de la fin
La dernière partie de ce trail, une fois la Croix de Fontfroide ascensionnée, commence par ce que j'appellerais tout simplement un "mur". Il s'agit d'une pente, qui tire droit vers la crête, le Milliou.

Le mur !

C'est un coupe-feu, mais il faut y aller. Le terrain est de plus assez glissant. Je discute quand même avec un coureur qui finit par me dépasser de quelques mètres. J'embraye dans sa foulée dès la difficulté passée, redescends avec lui puis continue de le suivre sur des portions plus tranquilles et plus roulantes. Il prend doucement une trentaine de mètres d'avance et je le vois continuer à suivre la piste alors que les rubalises rouges et blanches nous dirigent plein pot sur une belle montée en sentier (la dernière !) vers un réservoir. Je le hèle et lui dis qu'il se plante. Il rebrousse chemin et reprend donc la bonne trace.

Les derniers kilomètres annoncent un calme relatif

Cette ultime véritable difficulté passée, la suite n'est que piste et sentier sans trop de dénivelée. Je suis seul mais me fais rattraper par un coureur, puis celui que j'ai remis sur les rails. Ces deux-là me dépassent mais j'essaye de les suivre.

Les deux derniers kilomètres
Au niveau du poste-gaz, notre petit groupe de trois coureurs croise quelques finishers venus se décrasser. Ils nous encouragent et nous assurent qu'il s'agit du dernier kilomètre. Il en restera deux, mais qu'importe. Je garde mon petit rythme et nous dépassons plusieurs gars qui semblent peiner sur ces ultimes hectomètres. J'en compte au moins quatre pour ma part, sans me faire dépasser.

Bilan
Je clos ce trail en 2h20'15". Un sac nous est remis à l'arrivée. La bonne surprise étant qu'il contient un sandwich beurre-jambon et une bouteille de vin... Mmmhhhh.
Très beau trail, très bien et très simplement organisé. Bravo. Le parcours est varié et j'ai énormément apprécié l'infime pourcentage de bitume. Le passage aux alentours de l'abbaye restera un grand souvenir de trail.
Côté classement : 113è/361

Seul point noir : l'intérieur de ma chaussure droite s'est fait perforer par une pierre bien aigüe...

lundi 28 février 2011

Bilan mensuel : février 2011

Bilan course à pied de ce mois de février :
  • 4 séances VMA : 2/02 (9,8 km), 7/02 (9,9 km), 16/02 (10 km), 28/02 (10,3 km)
  • 5 séances endurance : 1/02 (1h - 10,5 km), 9/02 (1h10 - 11,8 km), 15/02 (1h10 - 12,6 km), 23/02 (45' - 8,2 km), 27/02 (1h - 11,3 km)
  • 3 sorties seuil : 5/02 (40' + 3*9' R2' + RAC 10' - 14,6 km), 13/01 (40' + 4*9' R2' + RAC 10' - 17 km), 18/02 (30' + 3*8' R2' + RAC 10' - 13 km)
  • 2 sorties longues : 4/02 (Bruniquel - 2h04 - 18,4 km - 570m D+), 11/02 (Bruniquel - 2h04' - 19 km - 570m D+)
  • 1 sortie vélo : 1h57 (50,3 km - 250m D+)
  • Compétition : Trail des Gariottes (voir mon résumé par ailleurs)
    Total :
    • 16 sorties (dont une compétition et une sortie vélo)
    • 210 km (dont 34 en compétition) + 50,3 km de vélo
    • 17h24' d'entraînement, 3h18 de compétition, 1h57 de vélo soit 22h35'
    • 10,1 km/h en entraînement
    • 1650m D+ (càp)
      En résumé :

      Ce mois de février était celui de la montée en puissance. Je n'ai pas eu à me plaindre. J'ai pu effectuer toutes les sorties que j'ai prévues et ai participé à une compétition, le trail des Gariottes, 34 km, 500m D+ à Lalbenque. Il s'est très bien passé ; sans trop forcer je finis le circuit en 3h18 à la 8ème place sur 16 ! Je suis même 3ème sénior...
      Ce que je retiens de ce mois, c'est une amélioration sensible de mes temps et une baisse de ma fréquence cardiaque.
      Tout va bien.


      Pour mars :

      Evidemment, mars sera le mois de mon premier objectif de l'année, l'Ecotrail 80 km qui aura lieu le 26. En attendant, je participerai au Trail du massif de Fontfroide à Narbonne, 24 km et 800m D+, le 6 mars.
      Côté entraînement, toujours de la VMA et du seuil.
      A noter que je compte effectuer une grosse semaine d'entraînement du 7 au 14 (5 à 6 sorties prévues dont une longue sortie longue).

      mardi 22 février 2011

      Trail des Gariottes, 34 km 500m D+, Fontanes (Lalbenque, 46)

      Le trail des gariottes s'est couru à Fontanes, Lalbenque, dans le Lot, ce dimanche 20 février 2011.

      Alors, d'abord, une gariotte, qu'est-ce que c'est ? Selon le dictionnaire Wikipédia, il s'agit d'une d'une cabane de pierres sèches qui servait au vigneron, au pâtre ou au berger à se protéger des intempéries. Et quelle différence avec une cazelle ? Eh bien la cazelle, toujours selon le dictionnaire Wikipédia, serait une cabane de pierres sèches qui servait au vigneron, au pâtre ou au berger à se protéger des intempéries. Bref, aucune différence... Enfin, si l'on gratte un peu, on peut en trouver une : la gariotte est certes un abri mais un abri prenant appui sur une roche déjà présente dans le paysage ou tout autre cavité naturelle alors que la cazelle est une construction à part entière. De plus, l'entrée d'une gariotte serait des plus sommaires, constituée par une simple ouverture alors que la cazelle est quant à elle dotée d'un dispositif d'ouverture/fermeture plus élaboré (porte ou similaire).


      Cette parenthèse culturelle faite, comment s'est passée ma course ?

      Et bien ma foi pas trop mal pour une course qui ne figurait pas parmi mes priorités mais qui s'inscrivait davantage dans mon plan d'entraînement de l'Ecotrail. La semaine précédente fut en effet chargée au niveau entraînement avec une séance VMA, une séance d'endurance et une séance de seuil. Déjà 3h20 et 36 km dans les pattes. L'objectif de ma course était donc tourné vers une résistance à la durée et à une bonne tenue de ma vitesse.
      Au top départ je reste parmi les derniers du peloton composé principalement de coureurs du 10 km et du vétathlon, partis plus vite. Le tracé est roulant tantôt sur bitume, tantôt sur sentier, tantôt sur piste. De la boue aussi. Peu de relief mais de beaux paysages, notamment au niveau du lac de Lartigue (km 4,2).
      Peu avant le lieu-dit Méric (km 7,7), je me fais dépasser, en montée, par un coureur que je décide d'accrocher. Pas de problème, les jambes répondent et son rythme me convient bien, je décide alors de le suivre pensant qu'il court le trail court.
      Je boucle la première partie du parcours (km 10,8) en 1h pile et constate que le gars que je suis depuis maintenant 3 à 4 kilomètres continue. Je reste derrière lui, décidé à garder l'allure.
      Mais la suite est tout de même plus... solitaire. En effet, le faible nombre de concurrents sur le trail 34 km me conduit à parcourir les 23 km suivants seul ou presque. Bien que j'effectue toute la seconde partie de la course en compagnie de ce concurrent, nous ne discuterons quasiment jamais sauf au moment où, au niveau du 17ème kilomètre (lieu-dit Souques), je m'égare pour retrouver ensuite le bon tracé. Nous échangeons quelques mots, nous faisons dépasser par le dossard 101 au Pech des Places et quelques VTT mais repartons aussi si silencieux l'un que l'autre. N'empêche, c'est entre le 12è et le 25ème kilomètres que le parcours est le plus intéressant : quelques belles monotraces, de la boue qui colle, de beaux bois de chênes et un peu de dénivelé. Je garde mon rythme, redépasse le 101 qui semble piocher un peu, me ravitaille et prends quelques photos.
      Au ravitaillement (environ au 23ème kilomètre), les deux bénévoles nous disent que nous sommes bien propres comparativement à ceux qui sont passés avant. Je m'insurge. Comment ? Nous ne sommes pas premiers ? Eh bien non... Je retrouve mon sang-froid et leur dis que si nous ne sommes pas tombés c'est parce que nous sommes allés... moins vite. Je bois deux verres de coca, croque un carreau de chocolat et repars tranquillement vers Lalbenque.
      L'analyse préalable du profil de la course me fait me rappeler que les 4 derniers kilomètres sont très roulants, en légère descente. Effectivement une piste comme une autoroute nous conduit à l'arrivée. Je décide de tenir une vitesse rapide le plus longtemps possible, toujours derrière le même coureur, mon compagnon depuis le 7ème kilomètre.

      Bilan :
      Au bilan, je termine ces 34 km en 3h17'55", à quelques secondes de mon compagnon silencieux du jour (que je n'ai pas dépassé par respect puisque c'est lui qui a mené 90% du temps le tempo). Au général, je finis 8ème /16 concurrents. J'ai même la surprise de voir que je suis 3ème sénior ! C'est en quelque sorte mon premier podium.
      Je suis extrêmement satisfait de ma course. J'ai pu gérer sans difficulté le rythme. L'alimentation a été parfaite car j'ai très bien supporté les gels. Et surtout, j'ai couru ce trail à plus de 10 km/h pendant 3h18 malgré des sentiers souvent boueux ou glissants. Évidemment je n'en tire aucune conclusion hâtive quant à ma capacité à tenir une telle vitesse sur 80 km mais j'ai le sentiment que mon travail actif en VMA en janvier/février a payé.

      La carte du parcours :


      Le profil de la course :

      lundi 31 janvier 2011

      Bilan mensuel : janvier 2011

      Bilan course à pied de ce mois de janvier :
      • 4 séances VMA : 3/01 (8,1 km), 10/01 (9 km), 19/01 (9,5 km), 26/01 (10,8 km)
      • 4 séances endurance : 5/01 (10km), 12/01 (10,2 km), 17/01 (10,5 km), 26/01 (10,7 km)
      • 3 sorties seuil : 9/01 (30' + 3*8' R2' + RAC 10', 11,9 km), 23/01 (30' + 9/10/9 R2' + RAC 10', 13,2 km), 30/01 (30' + 3*8' R2' + RAC 10', 12,4 km)
      • 2 sorties longues : 7/01 (Soueich, 2h, 14,4 km, 800m D+), 21/01 (Bourg-de-Bigorre, 2h30', 21 km, 800m D+)
      Total :
      • 13 sorties
      • 151,7 km
      • 16h03'
      • 9,45 km/h
      • 1600m D+
      En résumé :

      Un mois de janvier placé sous le signe de la reprise. La semaine 2 fut perturbée par une gastro le jeudi. La météo du mois ne fut pas trop humide, mais froide. Pas de sortie vélo, sans doute en février. Les sensations reviennent, mais doucement.

      Pour février :

      En février, je dois absolument poursuivre mes séances VMA afin d'augmenter ma vitesse de base. Pour les séances de seuil, l'objectif est d'allonger la phase d'échauffement puis celle de seuil. Enfin, pour les sorties longues, je vais me cantonner à des sorties de 2h / 2h15 afin de ne pas accumuler de fatigue.
      La cerise sur le gâteau du mois serait une sortie montagne (ski de rando) et un peu de vélo (environ 100 km, soit 3 sorties). A voir selon la météo et mes disponibilités.
      Enfin, côté compétition, je prévois une participation au Trail des Gariottes, à Lalbenque (Lot), le 20 février. Le profil semble comparable à l'Ecotrail de Paris mais de distance beaucoup plus modeste (33 km).

        lundi 6 décembre 2010

        Saintélyon 2010, 68 km, 1350m D+ / 1700m D-

        Cette 57ème édition de la Saintélyon était particulière à bien des égards. La météo des jours précédents avait apporté de la neige, beaucoup de neige et le froid qui s'était bien installé l'a maintenue au sol, glacée par endroits. La météo de la nuit aussi : un départ sous des températures négatives, de l'ordre de -6 à -10°C... Et puis vraiment énormément de monde. 6000 inscrits sur la solo, 5000 partants et 4000 arrivants.

        Ma course proprement dite :

        Une première partie chaotique
        Après un départ prudent dans les rues déneigées de St-Etienne, je me rends compte en voulant boire un coup que ma poche à eau était obstruée par la poudre magique que j'y avais mis et je perds 3 à 4 minutes sur le bord de la route à essayer de la déboucher en tapant dedans, en la sortant du sac et en m'énervant un peu -ca fait juste 2 fois que ça m'arrive en trois semaines-. Dès les premières montées, je reste coincé dans des bouchons et peine à trouver mon rythme. Je me casse la figure dans la poudreuse et subis un gros coup de mou entre St-Christo en Jarez (premier ravitaillement) et Moreau. A ce moment de la course, mon seul objectif est de finir, même en 10 h. De Moreau à Ste-Catherine, rien à dire, c'est superbe. On emprunte de beaux sentiers et de belles pistes et la neige reste confortable à courir. Malgré cela, je ne suis pas en jambes et je suis coincé au milieu d'autres coureurs eux-mêmes coincés entre eux. En clair, impossible de dépasser sans prendre des risques et certains en feront durement les frais.

        Une deuxième partie où je reprends un peu du poil de la bête
        , notamment à partir de Ste-Catherine (km30). J'y fais un bon ravito, je mange du salé que j'avais prévu dans mes réserves (des boules de soja déshydratées qui me permettent d'accepter le thé trop sucré et les gels vraiment très sucrés). J'arrive à reprendre 570 places de Ste-Catherine à Beaunant (km 57). Bref, à ce moment j'ai les jambes, un très bon mental, je suis porté par la course et par mes sensations. En effet, on traverse alors la partie la plus technique, le bois d'Arfeuille, on suit quelques monotraces et le peloton est étiré. La neige commence à se transformer en glace par endroits mais miraculeusement j'échappe encore à ma deuxième chute. Je positionne même la frontale en mode pleine puissance alors que depuis le départ, j'économisais les piles... Plus anecdotique, j'ai également savouré le 42196è mètre de cette course, signe que j'étais devenu officiellement un ultracoureur.

        Enfin, la dernière partie, toute en volonté et détermination.
        Mes temps de passage depuis Soucieu (km 45) me laissent espérer un finish en 9h environ alors qu'à St-Genoux (km 34) j'étais sur 10 h ! Donc, après Soucieu, il faut grimper et redescendre trois bossettes sur 14-15 km. Mais ça passe, et je n'ai aucun problème d'alimentation (ceci pouvant expliquer cela). Bon, je me rétame bien méchamment vers le 50è, mais je m'en remets. Puis, dans le final, c'est à dire à partir des hauteurs de Lyon et surtout le long de la Saône et du Rhône, il faut lutter évidemment contre la fatigue mais aussi contre le vent, souvent de face, toujours glacial, et les plaques de verglas de plus en plus présentes et traitresses. Je m'accroche et je décide de courir le plus possible. La fin est interminable mais tout se passe bien, je continue de dépasser des concurrents. Au final, entre Beaunant (km 57) et l'arrivée, je gagne 76 places. Je me permets même de faire un sprint de 50m pour passer sous l'arche (enfin, c'est l'impression que j'avais et quand on passe, au bout d'une nuit de course, de 9 km/h à 12-13, on a l'impression d'être Usain bolt, si-si, je le jure !).
        Résultat : je finis, heureux, 1384è / 4039 en 8h55'59".
        En résumé, j'ai vraiment bien apprécié cette expérience. Sans doute parce que j'ai réussi, pour une première, ma course et que je n'ai pas vraiment souffert. La neige ne m'a absolument pas gêné du tout, au contraire !

        Les points négatifs que j'ai relevés : beaucoup (trop) de coureurs et à certains passages, c'est vraiment gonflant ; un accès aux ravitaillements rarement aisé : les tentes étaient gavées de monde et il fallait jouer des coudes pour se faire servir un verre de thé (c'est la seule chose que je prenais, j'étais autonome sur tout le reste) ; un speaker un peu relou ! (lui aussi avait fait le trajet entre St-Etienne et Lyon car il a lancé le départ et je l'ai reconnu à l'arrivée) ; et trop peu de monotraces (mais pas trop grave compte tenu du monde).
        Pour le reste nickel ! Et beaucoup de solidarité et d'entraide entre les gens.

        A noter que j'ai dépassé un mec avec qui j'ai discuté 5 minutes dans la montée de Ste-Foy-lès-Lyon qui m'a dit que cette édition était vraiment très dure, que lui l'avait déjà courue deux fois en 8h mais que là, il allait dépasser les 9h (il est vrai qu'au sommet de la côte j'ai relancé en courant et lui a continué de marcher).. Donc, je peux faire mieux dans des conditions un poil meilleures !!!

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        Le site de la course : http://www.saintelyon.com

        lundi 11 octobre 2010

        Duathlon de Monberon, 10 octobre 2010

        Voilà, j'ai réalisé, sous la pluie, mon premier duathlon sprint. C'était à Montberon, en Haute-Garonne.
        Malgré la pluie, il ne faisait pas froid.

        J'ai fini 60è/136 au scratch (càd avec les relais) et 54è/103 chez les individuels.

        Mes temps :
        - 19'53" pour les 4,8 km de càp I (moy. 14,4 km/h)
        - transition I : 2'05"
        - 44'30" pour les 21 km de vélo (moy. 28,3 km/h)
        - transition II : 1'38"
        - 12'03 pour les 2,6 km de càp II (moy. 12,9 km/h)

        Total : 1h20'10".

        Mon objectif était de faire moins de 1h20' !!! Je ne suis donc pas déçu car les conditions ont certainement amoindri mon résultat. Mais bon, ça fait partie du jeu.

        A noter que c'est (on s'en doute) le vélo qui m'a planté car je sors 42è de la première càp et je gagne une place sur la deuxième càp. J'en ai donc perdu 19 à vélo... Rien à dire, faut que je roule !!!

        jeudi 7 octobre 2010

        Trail du Cassoulet


        Après deux mois et demi sans compétition, ce n’est pas sans une certaine anxiété que je me présente sur la ligne de départ (enfin, un peu en retrait, comme à mon habitude) de ce trail du cassoulet, option 33 km. Car si les deux mois et demi « blancs » ne sont pas rédhibitoires en soi, ma tendinite du rotulien gauche contractée au cours de mes 8 jours de HRP et les trois semaines sans sortie du tout qui ont suivi fin août me laissent un peu dubitatifs. Si on ajoute à cela le fait que, pour le connaître, ce trail est trop roulant pour moi, je ne pars pas avec de gros objectifs.
        Le temps est à la chaleur. Le vent souffle. Il fait beau, un peu trop. Le top est donné à 9h34 et l’on part pour un petit tour dans le Verfeil historique, pas celui des lotissements, mais celui de brique rouge. Quelques spectateurs nous encouragent au son des bandas. Très vite on se dirige vers l’est et le lac de Balerme par des sentiers, des pistes et très peu de goudron. Le sol est sec et ce n’est que le début. Si aucun des endroits où l’on passe ne me surprend, je n’arrive pas à anticiper le circuit. Il faut dire que l’année dernière je courais ce trail à l’agonie et le finissais en 4h17 à la 267ème place sur 316. Je m’en souviens comme d’un calvaire d’une durée infinie…
        Juste avant le premier ravitaillement (env. km 9), je m’aperçois que j’ai perdu un des gels que j’avais placés dans une petite poche de mon haut. Argh, qui plus est, vérification faite, c’est le Red Tonic qui devait me faire courir comme un lapin les 3 derniers kilomètres… Je décide donc de m’arrêter à ce premier ravito alors que je ne l’avais pas prévu. Un peu de coca, de chocolat et de pain d’épices et je repars.
        Peu de temps après, ce sont les intestins qui me jouent un mauvais tour m’imposant un crochet dans un bosquet accueillant. J’y pers certes un bonne minute trente mais y gagne beaucoup en légèreté !
        Par moments la chaleur est assez étouffante. Moi qui préfère le froid, me voilà servi. Le vent est toujours là, qui aide bien à la déshydratation, merci ! D’ailleurs ma tendinite commence à se rappeler à mon bon souvenir.
        Quelques montées et descentes et l’on rejoint le point de départ au km 14. Mon temps est de 1h27’34’’ contre 1h35 en 2009. L’amélioration attendue n’est pas exceptionnelle mais j’ai espoir de faire mieux sur la seconde partie.
        Les 3 premiers kilomètres de cette seconde portion sont une alternance de montées et de descentes le long de parcelles agricoles. Les sols sont (de plus en plus) durs. Les pieds souffrent. Les chevilles sont aux aguets. Mais s’ensuit, sur environ 5 km, une portion relativement plate, le long du Ruisseau de Conné. Le franchissement de quelques ravines est acrobatique et très casse-pattes. Je n’arrive pas à allonger la foulée, le moral en prend un coup. Ma bouche est pâteuse et je ne supporte plus les gels alors que depuis 2h que je cours je n’en ai avalé que deux. Je n’attends qu’une chose, pouvoir boire simplement de l’eau pure. Les sentiers le long de ce ruisseau bordé d’arbres sont secs et inconfortables. Les traversées de bois, en zigzag, sont trop peu nombreuses pour être savourées.
        Arrive enfin une pente, qui monte, vers Borde Neuve. Je retrouve quelques sensations et parviens à distancer de quelques mètres le petit peloton qui s’était formé et dans lequel je me trouvais. Un panneau nous souhaite la bienvenue en ce lieu-dit. Ce n’est pas grand’ chose mais j’en souris, ravi. Plus loin, un point d’eau nous attend. Je bois jusqu’à plus soif. Que c’est bon aussi l’eau sans sucre… A la sortie du bois, Borde Neuve nous dit « Au revoir ». On longe alors un petit lac et l’on débouche sur celui, bien plus étendu, de Laragou. Je forme avec d’autre un petit peloton et l’on parcourt cette partie, roulante, sans difficulté, qui serait monotone si le lac ne nous accompagnait pas sur ces deux kilomètres qui nous séparent du dernier ravitaillement. Là encore, la sensation de trop sucré me gêne. Je prends malgré tout une part de pain d’épices et un verre de coca. Mais impossible d’avaler le pain. J’en mange péniblement la moitié et jette l’autre, les fourmis en profiteront. De cet endroit jusqu’à Bonrepos-Riquet, je ferai route avec un coureur qui a la gentillesse de me prévenir des traitrises du parcours qu’il a reconnu peu de temps auparavant. Je l’en remercie car je commence vraiment à souffrir et ma vigilance décroit avec le temps. Je manque même par deux fois me tordre la cheville et le genou continue de me lancer. Qu’importe, je m’accroche car je sais que dorénavant le parcours est plus vallonné. Mais il reste environ 8 km. A cet instant et pendant toute la course d’ailleurs, je n’ai rigoureusement aucune idée de mon classement.
        J’attends avec impatience le point d’eau de Bonrepos-Riquet. J’y arrive complètement séché. Je n’ai plus d’énergie et je n’ai aucune envie de manger quoi que ce soit. Un miracle (ou autre chose ?) s’y produit en tout cas. On m’annonce 4,3 km avant l’arrivée et je décide de tout donner. Reparti avec un concurrent, je le lâche rapidement. Puis je continue de courir, à petites foulées. Je rattrape le gars qui m’avait prévenu des risques du parcours, quelques minutes auparavant. On parle quelques secondes et il me dit d’y aller, lui est cramé. Je continue et l’encourage pour les derniers hectomètres.
        Arrive alors la dernière montée vers Verfeil, depuis le Moulin de Conné. Les jambes continuent de répondre alors je cours. Tout le monde devant moi marche… Je dépasse un puis deux puis trois, quatre, cinq, six concurrents et encore d’autres. On m’annonce alors 50 mètres avant la dernière descente. J’accélère, j’accélère encore pour passer la ligne en 3h44’02’’. Mon classement final sera 67ème / 227 classés.
        Je suis heureux du résultat mais complètement lessivé. Je ne perds cependant pas suffisamment ma lucidité au point de refuser les violettes offertes aux finishers !

        En résumé, je trouve l’ambiance de ce trail très chaleureuse et sympathique (certains déguisements, encouragés sans doute par la promesse d’une bouteille de Fronton, sont très réussis), l’organisation parfaite (mention particulière aux bénévoles de Borde Neuve et leurs panneaux encourageants) et le parcours très beau, réunissant tout ce qui fait la typicité de ce coin de la Haute-Garonne en joignant deux lacs assez imposants, un village perché et le château Bonrepos-Riquet.
        Mais, d’un point de vue personnel, il n’est pas fait moi (ou je ne suis pas fait pour lui) : il est très (trop) roulant par endroits et jamais technique. Les passages le long des champs (voire au milieu d’iceux) me sont douloureux : les appuis sont traitres, à la fois durs et retors ! La course manque aussi de dénivelé ce qui me permettrait de prendre réellement du plaisir.
        Autre bémol, plus objectif celui-là, je trouve que le départ groupé des 14 et des 33 km est pénalisant pour les concurrents des deux distances compte tenu de l’étroitesse des premiers kilomètres, pas assez sélectifs. Ceux du 33, moins nombreux, peuvent parfois partir trop vite. Ceux du 14 peuvent être gênés.
        Evidemment cela n’engage que moi et je conseille très largement la participation à cette course qui ne décevra personne même les plus exigeants !