mercredi 18 janvier 2012
Sortie longue sur le sentier Cathare
Vendredi dernier, sortie longue entre Foix et les ruines du Château de Roquefixade par le sentier cathare. Belle sortie, qui m'a permis de me re-familiariser avec l'effort longue durée et le dénivelé (4h45, 35,2 km, 1600 m D+).
Ca commence sec avec la montée au Pech de Foix. C'est ensuite plus roulant, d'abord par un très joli sentier en crête puis, à partir du Col de Pa, par une piste forestière que l'on suit sur plusieurs kilomètres. Aux alentours du Pic de l'Aspre, on alterne entre sous-bois, sentiers et pistes avant de rejoindre le lieu-dit Charillon pour le village de Leychert. Du village, la vue sur Roquefixade est impressionnante. Il ne reste plus qu'à suivre le nouveau sentier jusqu'aux ruines. Arrivé en 2h30, j'y fais une pause repas assez brève, contemplant la chaîne Ariégeoise enneigée, avant de repartir.
Le retour sera d'ailleurs plus rapide (2h15), d'abord parce que le dénivelé est moins important (500m contre 1000m pour l'aller), ensuite parce que je m'éviterai un détour au niveau de Roc de Cos, qui m'a coûté 1,5 km en plus à l'aller ! Le balisage est par endroits assez discret, voire effacé.
dimanche 8 janvier 2012
Retour sur... le Restonica Trail 2011
Des tonnes de choses à dévoiler. Pour rappel, le récit est là.
Le profil de ma course :
Le tableau comparatif temps prévu / réalisé :
Les estimations n'étaient vraiment pas évidentes à élaborer : le dénivelé affiché ne correspondait pas aux relevés que j'avais faits sur la carte. Il était également difficile de savoir précisément les distances parcourues entre chaque point du parcours. D'où quelques erreurs grossières d'estimations. Mais je me suis aussi heurté à la réalité du terrain et à la technicité du parcours, notamment en descendant de Bocca alle Porte. De même, le coup de mou dans la montée au plateau d'Alzu m'a coûté une demi-heure sur mon estimation. Mais à la réflexion, il m'aurait été difficile de mettre le temps que j'avais imaginé, même en forme.
Enfin, voici quelques photos, prises pour la grande majorité par mon père, présent sur l'événement :
Le profil de ma course :
Le tableau comparatif temps prévu / réalisé :
Les estimations n'étaient vraiment pas évidentes à élaborer : le dénivelé affiché ne correspondait pas aux relevés que j'avais faits sur la carte. Il était également difficile de savoir précisément les distances parcourues entre chaque point du parcours. D'où quelques erreurs grossières d'estimations. Mais je me suis aussi heurté à la réalité du terrain et à la technicité du parcours, notamment en descendant de Bocca alle Porte. De même, le coup de mou dans la montée au plateau d'Alzu m'a coûté une demi-heure sur mon estimation. Mais à la réflexion, il m'aurait été difficile de mettre le temps que j'avais imaginé, même en forme.
Enfin, voici quelques photos, prises pour la grande majorité par mon père, présent sur l'événement :
| L'arche (1) |
| L'arche (2) |
| La montée vers le Lac de Ninu |
| Vers Ninu |
| Campotile |
| En haut, Bocca alle Porte ! |
![]() |
| Arrivée à Grutelle (1) |
![]() |
| Arrivée à Grutelle (2) |
![]() |
| Vallée de la Restonica |
| Corte, au loin ! |
![]() |
| Arrivée, boulevard Paoli |
![]() |
| L'inévitable interview d'après-course ! |
samedi 7 janvier 2012
Retour sur... le grand raid des Pyrénées 2011
Il me reste encore deux-trois trucs à dévoiler de ce GRP. Pour rappel, mon récit est ici.
Une photo, tout d'abord, prise à Artigues (km 30) :
Le profil de ma course ensuite. En bas, c'est la durée... :
Un tableau comparatif temps de passage prévus / réalisés :
Une photo, tout d'abord, prise à Artigues (km 30) :
Le profil de ma course ensuite. En bas, c'est la durée... :
Un tableau comparatif temps de passage prévus / réalisés :
Vivement l'édition 2012 !
mardi 3 janvier 2012
Bilan 2011 en chiffres
Pour les amateurs de chiffres, voici un petit état des lieux de mon année 2011 en course à pied. N'y figurent pas les sorties vélo (18 séances, 757 km, 30h22'), natation (17 séances, 15 km, 12h) et randonnées (5 sorties, 7800m D+).
Un graphique des km :
Un graphique des dénivelées :
Un graphique de la part respective des séances sur l'année :
dimanche 11 décembre 2011
Grand raid des Pyrénées, 80km, 5000m D+
J’arrive
pas à trop dormir mais c’est pas grave, je ne regarderai pas mon
portable, je ne veux pas savoir l’heure, pas de stress, il sonnera bien
assez tôt... Bonne nouvelle, on dirait bien qu’il ne pleut plus... C’est
sûr, non, il ne pleut plus... Faut que je dorme encore un peu, c’est
toujours ça de pris.
…
Ahhhh. Allez, debout. C’est l’heure. C’est dur. Debout. Vite, je prépare mes mixtures. Les avaler, me préparer. J’ai bien tout ? Oui, c’est bon, heureusement que j’ai fait le tour hier. Tiens, je vais ouvrir voir s’il fait froid. Pfff ça caille un peu quand même... Pas grave, je préfère. Par contre, j’ai oublié mes gants. C'est pas vrai...
...
En y étant sur place 30 minutes avant, ça devrait aller. Pas trop le temps de refroidir et je pourrai me placer suffisamment proche des premiers pour ne pas être gêné quand la route laissera la place aux sentiers. Ah, et ne pas oublier la poudre dans l’eau. Voilà. j’ai bien tous mes gels ? Ok, c’est bon. Allez, faut y aller.
…
Eh ben, c’est pas encore trop la foule ici. Tant mieux, je pourrai facilement me caler dans le premier quart. Tiens, Dawa Sherpa qui se fait prendre en photo par tout le monde. Il est sympa quand même, ça a pas l’air de trop le gêner tous ces groupies... Et qu’est-ce qu’il est affûté... Incroyable... toujours souriant. Faut que j’en profite, après je le verrai plus.
...Et on attend maintenant l’arrivée d’un instant à l’autre du vainqueur de l’ultra, Oscar Perez Lopez, faites lui une ovation, il le mérite bien...
C’est pas vrai ! il arrive déjà ? 5h40, moins de 22h, j’en reviens pas. Vraiment impressionnant... Bravo !
C’est pas le tout ça, mais je vais encore une fois vérifier que tout est en place. Le sac ? Ok... Les gels ? ok... Le dossard ? ok... C’est bon.
Par contre je ne reconnais per...
Paf !
Putain, ça part... allez, tranquille au début, mais ne pas se faire coincer. Petites foulées, voilà... bon ici c’est plat, ca va bientôt monter. Y a du monde quand même dans les villages... On ne s’excite pas, on reste calme... Ah enfin, ça grimpe. Allez, mode marche et c’est parti jusqu’à Portet.... Gaffe à la boue... Belle montée, belle enfilade de frontales...
Faut regarder le lever de soleil sur les montagnes, c’est magnifique !
Il est mignon lui, moi je vais me contenter de faire gaffe à pas tomber... Sympa ce chemin en crête quand même... je suis bien, pas de souci, pas trop vite non plus... Par contre, pas jolie cette station de ski sans neige et cette piste qui monte au col et qui défigure tout.
…
Je peux éteindre la frontale maintenant, il fait jour... Waouh, de plus en plus de monde, on doit se rapprocher du col... C’est ça, allez bientôt le premier ravito et je vais pouvoir courir un peu dans la descente...
Tiens des ultras...
Bravo ! Courage...
Chapeau les ultras... ils doivent être bien classés eux en plus... Bientôt Merlans... Ca y est...
Bip !
- Merci, bonjour.
- Thé, café ?
Un thé merci, avec du sucre. L’eau, c’est où ? … Ok, merci...
Et c’est reparti. Là je connais, c’est relativement plat jusqu’au lac. Quelle vue... Il est beau ce Néouvielle... Gaffe aux pierres... Ah les lacs... et le col de Bastanet... Pas oublier de resserrer les pompes là-haut. Sérieux, là, quand même je me sens bien. Et puis vraiment c’est beau, rien à dire...
Allez il faut encore monter, passer au refuge de Bastan, encore des lacs, et le dernier coup de cul jusqu’au col... Pas mal de randonneurs par ici, doivent nous prendre pour des fous... Allez, faut pousser, faut pousser...
…
Cette montée au col depuis le refuge, je ne me la rappelais pas si courte et peu désagréable... Pourtant je suis passé il y a deux mois... La mémoire... Ouf, ça y est, première difficulté passée... Une pause pour me réajuster et je repars... La descente va être longue et c’est pas là que je vais prendre le plus de plaisir... Les lacets... Les bâtons, les replier... Ok, allez, on repart...
…
Pas si technique que ça, comparé à la Restonica... Oulah, je commence à avoir bien faim moi. Allez, on se tente la barre, elle devrait passer... Rien à dire, elles sont bonnes ces Mulebar, ça cale bien...
Bon, qu’est-ce qui se passe ? Je ne me fais pas trop dépasser dans cette partie. Voilà le refuge de Campana... Superbes ces lacs rien à dire... Et il ne fait pas très beau, tiens, sur le Pic du Midi. Aïe...
Le lac de Gréziolles maitenant. Le contourner et s’engouffrer ensuite dans le vallon vers Artigues... Je me demande bien à quelle place je suis... Plus trop de caillasses par ici... Mais ça descend rude... Pouah, que j’aime pas ces pentes herbeuses, mais bon, on est en course, je vais pas ralentir...
…
C’est long jusqu’à ce ravito du 30ème... Et après, la montée au Pic... Prendre mon temps à Artigues, y aller cool, je suis bien, faut pas que je me grille maintenant...
…
Tiens, commence à y avoir un peu de monde par ici, la route là-bas, des voitures... J’arrive enfin... Allez, faut appuyer un peu...
...
Samuel !
…
Qui me parle ? Tiens c’est Hugues ! Super !
- Salut !
- T’es pas mal là, t’es dans les 110 !
- Ah ouais ! Oulah, c’est pas bon ça, je devrais exploser alors... Ca va ? Ca se passe bien ?
- Oui, c’est bon.
- Bon, je file au ravito, à tout’ !
- A tout’.
…
Sympa, cool de l’avoir croisé... Ah, c’est là, ok j’y vais, se faire pointer... Sympa la salle, les robinets sont dehors (“pour éviter la piscine dans la salle...”), remplir la poche, vider les poubelles, manger un coup...
…
Bon c’est pas le tout ça, mais faut grimper maintenant, 14 km, 1600m D+...
…
La montée vers le Pic du Midi fut d’abord une surprise. Le sentier le long de la cascade d’Arizes est très court mais extrêmement pentu. Puis ce fut un calvaire pendant près d’une heure. Pas de jambes, pas de jus, pas de force. Juste assez de mental pour essayer de ne pas me faire distancer par un groupe qui avait eu l’outrecuidance de me dépasser peu après le Pont des Vaquès. Je m’alimente et je bois correctement malgré tout. Je tiens à ne rien lâcher, surtout pas les fondamentaux. Le plafond est bas, les nuages finissent par nous cacher la vue du Pic. Un peu avant Sencours, les sensations positives reprennent le dessus. Je raccroche le groupe qui m’avait pris un peu de distance et parviens à tenir la cadence. A Sencours, je prends la décision de faire un bon arrêt. D’abord pour refaire le plein d’eau et ensuite pour parfaire ma récupération. Les bénévoles sont installés dans les ruines des premiers scientifiques et l’accueil est toujours aussi sympathique et avenant. Je lorgne sur le cake mais préfère m’en défaire. Je m’en tiens au pain d’épices et aux abricots secs, arrosés d’eau pétillante.
Je repars après plusieurs minutes pour le dernier morceau de l’ascension : 500m de D+ en 7 km, sur piste jusqu’à l’Hôtellerie des Laquets, puis sur un sentier jusqu’au sommet. Sur les premiers mètres, un regret me taraude : j’aurais dû manger de ce cake, qui me fait vraiment envie. C’est décidé, au retour, je m’empiffre.
J’ai confirmation aussi de mon meilleur état de forme. Certains coureurs ne me suivent pas, d’autres finissent par me voir le dos. Cette partie est pénible, sans autre intérêt que celui de gravir ce sommet, symbole de la Bigorre, et belvédère incomparable sur les Pyrénées centrales. Dans les derniers mètres, sur le sentier, il y a du monde. Non seulement les concurrents du grand raid, mais aussi des randonneurs ou des familles venues faire un petit tour. Le temps fraîchit avec l’altitude et sur les ultimes mètres du sommet les traces de neiges de la veille sont encore présentes. Je me fais pointer sur une des plateformes de l’observatoire. Un coup d’oeil sur l’ordinateur et je vois que je suis 127ème. J’ai bien perdu quelques places, mais j’ai limité la casse.
…
Q : Et là, Samuel, comment se passe cette descente vers Tournaboup ?
R : Jusqu’à Sencours, pas de souci pas majeur. Je me rends bien compte que je vais un peu plus vite que d’habitude mais mes jambes répondent et je pense que je suis grisé par la bonne fin d’ascension que je viens d’effectuer. Bref, j’arrive assez bien à Sencours.
Q : Quelle décision prends-tu à ce moment ?
R : Je m’arrête. J’avais décidé de manger du cake en quittant Sencours une heure plus tôt, j’étais résolu à m’y tenir. J’en grignote donc deux ou trois parts, avec de l’eau gazeuse et je repars.
Q : Toujours aussi frais ?
R : Au début, oui. Aucun souci. Je suis même surpris de mon bon état général. Mais à partir du col de la Bonide (alt. 2150, NDLR), ça ne va plus du tout. Les jambes durcissent, j’ai mal partout, je n’arrive plus à me tenir... Je souffre et je n’ai qu’une envie, arriver à Tournaboup pour me poser, manger et reprendre la montée. Je sais que la descente ce n’est vraiment pas ma spécialité mais là, vraiment, j’ai mal. Je me souviens encore de la piste de ski, droit dans la pente, jusqu’à Super Barèges : un calvaire...
Q : Envie d’arrêter ?
R : Non, évidemment pas. Je n’ai encore jamais abandonné dans une course. Je me raccrochais au fait que ce genre de douleur est normal au bout de 8h30 de course. Au fait aussi que j’avais passé la moitié de la course et qu’on ne s’arrête pas simplement sur des cuisses en feu !
Q : A Tournaboup, quelle décision prends-tu finalement ?
R : De prendre mon temps. Une course, ça se réussit aussi en prenant son temps. Tournaboup, c’est le gros ravitaillement, celui où on mange du salé et du chaud. Celui où le moral doit remonter. Il est 14h, il y fait beau : je prends donc une soupe, du cake (irrésistible !) et de l’eau gazeuse. Je refais mon sac, vide mes poubelles et prépare mes gels pour la prochaine montée. Je ne sais pas pourquoi mais je prends vraiment mon temps. Sans doute y suis-je bien, à Tournaboup !
Q : Et comment abordes-tu, mentalement, à ce moment de la course, les 30 kilomètres qui te séparent de l’arrivée ?
R : Plutôt bien. Je connais toute la partie jusqu’à la cabane d’Aygues-Cluses ainsi que la descente du Col de Barèges au Lac de l’Oule. J’avais reconnu ce coin en juin. Je suis donc confiant, comme on peut être confiant en abordant, quoique fatigué, un tracé que l’on connaît.
…
Ca y est, c’est le Col de Barèges. Elle était dure cette montée quand même... Et puis pareil que pour le Pic du Midi : un première partie à la ramasse, une seconde en bien meilleure forme... Incroyable l’ultra comme ça peut nous faire passer par toutes les émotions et les sensations en si peu de temps... Sympa aussi ce gars avec qui je suis monté. Il m’a bien aidé au début... Et à Aygues-Cluses, encore un bon accueil...
Allez, maintenant une partie magnifique mais je la redoute. Glissant, technique, piégeux. Faire gaffe... J’espère que ce ne sera pas aussi dur que la descente du Pic du Midi ! Bon ils sont devant les gars que j’ai tirés dans les derniers mètres du col... Normal, je suis une bille en descente...
…
Bon là, de deux choses l’une : soit ils sont plus mauvais que moi en descente (pourtant le gars m’avait dit, avant Aygues-Cluses, qu’il descendait plutôt bien), soit je ne suis pas si mal que ça... Waouh, je dépasse des types en descente...
Bon, là c’est le lac de Coste-Ouillère, vient une longue portion dans la forêt... Ne pas se déconcentrer, je ne suis pas tombé, contrairement à ma reco de juin... Et tenir le ryhtme, ne pas me faire rattraper par les gars de tout à l’heure... ce serait trop bête...
Pfou, c’est long cette arrivée au Lac de l’Oule... Mais je dois me rapprocher, vu les touristes...
…
Pardon !
...
Merci.
…
Merci.
…
Ca y est, le lac. Maintenant on remonte vers la gauche. Tiens un groupe. Je serais descendu si bien que ça ?... Non, c’est des concurrents de l’Ultra... Il est quelle heure ? Plus de 17h ? Ca fait douze heures que je cours, eux vingt-deux de plus. Ils vont finir en 40h. Chapeau quand même... Bon allez, pas de pitié, je les passe...
...
Bravo les gars ! courage !
…
Bon maintenant c’est plat jusqu’à Merlans. Mon objectif c’est quinze heures max... Et surtout, ne pas me faire reprendre par les gars de la montée d’Aygues-Cluses... Courir, courir le plus possible... Bien se gérer aussi...
Ahh Merlans... Je me refais le plein d’eau, je bois un thé et je repars. Je ne m’énerve pas mais je ne m’étends pas... Et puis il fait froid là...
…
Et il reprend son chemin, décidé, déterminé à terminer la course. Faire moins de 15h ? C’est possible il le sait. A condition de ne pas lambiner. Son chrono, il ne le regardera pas. Il ne veut pas réfléchir, il veut en finir. Arrivé au Col de Portet, c’est facile, il suffit de descendre. Les premières pentes, sur les pistes de la station d’Espiaube, sont violentes, assassines. Il souffre et il souffre aussi pour les coureurs de l’Ultra qui descendent dos à la vallée pour soulager leurs cuisses. Il ne réfléchit pas, il continue de courir. Beaucoup de bitume. Il ne sait pas s’il doit s’en réjouir ou s’il préfère les sentiers. Il n’a pas le temps d’y penser que des gendarmes lui font signe, non pas de s’arrêter, mais de prendre à droite un chemin qui file sous bois. Il continue de trotter. Le confort de ce passage, sa beauté et son calme le rassérènent. L’arrivée se rapproche. Il le sait.
Certes, sa foulée est lourdeur. D’autres le dépassent. Mais il n’en a cure. Il tient. Il reconnaît les sentiers empruntés le matin, dans la nuit. Dans Vignec, il décide d’accélerer. Ca doit passer. Il ne lui reste plus longtemps pour franchier la ligne. Vielle-Aure, son église, sa ruelle, les enfants et le public. L’arche, c’est la fin !
Il réussit son objectif. En 14h52, le tour est bouclé avant que la nuit ne tombe !
…
Ahhhh. Allez, debout. C’est l’heure. C’est dur. Debout. Vite, je prépare mes mixtures. Les avaler, me préparer. J’ai bien tout ? Oui, c’est bon, heureusement que j’ai fait le tour hier. Tiens, je vais ouvrir voir s’il fait froid. Pfff ça caille un peu quand même... Pas grave, je préfère. Par contre, j’ai oublié mes gants. C'est pas vrai...
...
En y étant sur place 30 minutes avant, ça devrait aller. Pas trop le temps de refroidir et je pourrai me placer suffisamment proche des premiers pour ne pas être gêné quand la route laissera la place aux sentiers. Ah, et ne pas oublier la poudre dans l’eau. Voilà. j’ai bien tous mes gels ? Ok, c’est bon. Allez, faut y aller.
…
Eh ben, c’est pas encore trop la foule ici. Tant mieux, je pourrai facilement me caler dans le premier quart. Tiens, Dawa Sherpa qui se fait prendre en photo par tout le monde. Il est sympa quand même, ça a pas l’air de trop le gêner tous ces groupies... Et qu’est-ce qu’il est affûté... Incroyable... toujours souriant. Faut que j’en profite, après je le verrai plus.
...Et on attend maintenant l’arrivée d’un instant à l’autre du vainqueur de l’ultra, Oscar Perez Lopez, faites lui une ovation, il le mérite bien...
C’est pas vrai ! il arrive déjà ? 5h40, moins de 22h, j’en reviens pas. Vraiment impressionnant... Bravo !
C’est pas le tout ça, mais je vais encore une fois vérifier que tout est en place. Le sac ? Ok... Les gels ? ok... Le dossard ? ok... C’est bon.
Par contre je ne reconnais per...
Paf !
Putain, ça part... allez, tranquille au début, mais ne pas se faire coincer. Petites foulées, voilà... bon ici c’est plat, ca va bientôt monter. Y a du monde quand même dans les villages... On ne s’excite pas, on reste calme... Ah enfin, ça grimpe. Allez, mode marche et c’est parti jusqu’à Portet.... Gaffe à la boue... Belle montée, belle enfilade de frontales...
Faut regarder le lever de soleil sur les montagnes, c’est magnifique !
Il est mignon lui, moi je vais me contenter de faire gaffe à pas tomber... Sympa ce chemin en crête quand même... je suis bien, pas de souci, pas trop vite non plus... Par contre, pas jolie cette station de ski sans neige et cette piste qui monte au col et qui défigure tout.
…
Je peux éteindre la frontale maintenant, il fait jour... Waouh, de plus en plus de monde, on doit se rapprocher du col... C’est ça, allez bientôt le premier ravito et je vais pouvoir courir un peu dans la descente...
Tiens des ultras...
Bravo ! Courage...
Chapeau les ultras... ils doivent être bien classés eux en plus... Bientôt Merlans... Ca y est...
Bip !
- Merci, bonjour.
- Thé, café ?
Un thé merci, avec du sucre. L’eau, c’est où ? … Ok, merci...
Et c’est reparti. Là je connais, c’est relativement plat jusqu’au lac. Quelle vue... Il est beau ce Néouvielle... Gaffe aux pierres... Ah les lacs... et le col de Bastanet... Pas oublier de resserrer les pompes là-haut. Sérieux, là, quand même je me sens bien. Et puis vraiment c’est beau, rien à dire...
Allez il faut encore monter, passer au refuge de Bastan, encore des lacs, et le dernier coup de cul jusqu’au col... Pas mal de randonneurs par ici, doivent nous prendre pour des fous... Allez, faut pousser, faut pousser...
…
Cette montée au col depuis le refuge, je ne me la rappelais pas si courte et peu désagréable... Pourtant je suis passé il y a deux mois... La mémoire... Ouf, ça y est, première difficulté passée... Une pause pour me réajuster et je repars... La descente va être longue et c’est pas là que je vais prendre le plus de plaisir... Les lacets... Les bâtons, les replier... Ok, allez, on repart...
…
Pas si technique que ça, comparé à la Restonica... Oulah, je commence à avoir bien faim moi. Allez, on se tente la barre, elle devrait passer... Rien à dire, elles sont bonnes ces Mulebar, ça cale bien...
Bon, qu’est-ce qui se passe ? Je ne me fais pas trop dépasser dans cette partie. Voilà le refuge de Campana... Superbes ces lacs rien à dire... Et il ne fait pas très beau, tiens, sur le Pic du Midi. Aïe...
Le lac de Gréziolles maitenant. Le contourner et s’engouffrer ensuite dans le vallon vers Artigues... Je me demande bien à quelle place je suis... Plus trop de caillasses par ici... Mais ça descend rude... Pouah, que j’aime pas ces pentes herbeuses, mais bon, on est en course, je vais pas ralentir...
…
C’est long jusqu’à ce ravito du 30ème... Et après, la montée au Pic... Prendre mon temps à Artigues, y aller cool, je suis bien, faut pas que je me grille maintenant...
…
Tiens, commence à y avoir un peu de monde par ici, la route là-bas, des voitures... J’arrive enfin... Allez, faut appuyer un peu...
...
Samuel !
…
Qui me parle ? Tiens c’est Hugues ! Super !
- Salut !
- T’es pas mal là, t’es dans les 110 !
- Ah ouais ! Oulah, c’est pas bon ça, je devrais exploser alors... Ca va ? Ca se passe bien ?
- Oui, c’est bon.
- Bon, je file au ravito, à tout’ !
- A tout’.
…
Sympa, cool de l’avoir croisé... Ah, c’est là, ok j’y vais, se faire pointer... Sympa la salle, les robinets sont dehors (“pour éviter la piscine dans la salle...”), remplir la poche, vider les poubelles, manger un coup...
…
Bon c’est pas le tout ça, mais faut grimper maintenant, 14 km, 1600m D+...
…
La montée vers le Pic du Midi fut d’abord une surprise. Le sentier le long de la cascade d’Arizes est très court mais extrêmement pentu. Puis ce fut un calvaire pendant près d’une heure. Pas de jambes, pas de jus, pas de force. Juste assez de mental pour essayer de ne pas me faire distancer par un groupe qui avait eu l’outrecuidance de me dépasser peu après le Pont des Vaquès. Je m’alimente et je bois correctement malgré tout. Je tiens à ne rien lâcher, surtout pas les fondamentaux. Le plafond est bas, les nuages finissent par nous cacher la vue du Pic. Un peu avant Sencours, les sensations positives reprennent le dessus. Je raccroche le groupe qui m’avait pris un peu de distance et parviens à tenir la cadence. A Sencours, je prends la décision de faire un bon arrêt. D’abord pour refaire le plein d’eau et ensuite pour parfaire ma récupération. Les bénévoles sont installés dans les ruines des premiers scientifiques et l’accueil est toujours aussi sympathique et avenant. Je lorgne sur le cake mais préfère m’en défaire. Je m’en tiens au pain d’épices et aux abricots secs, arrosés d’eau pétillante.
Je repars après plusieurs minutes pour le dernier morceau de l’ascension : 500m de D+ en 7 km, sur piste jusqu’à l’Hôtellerie des Laquets, puis sur un sentier jusqu’au sommet. Sur les premiers mètres, un regret me taraude : j’aurais dû manger de ce cake, qui me fait vraiment envie. C’est décidé, au retour, je m’empiffre.
J’ai confirmation aussi de mon meilleur état de forme. Certains coureurs ne me suivent pas, d’autres finissent par me voir le dos. Cette partie est pénible, sans autre intérêt que celui de gravir ce sommet, symbole de la Bigorre, et belvédère incomparable sur les Pyrénées centrales. Dans les derniers mètres, sur le sentier, il y a du monde. Non seulement les concurrents du grand raid, mais aussi des randonneurs ou des familles venues faire un petit tour. Le temps fraîchit avec l’altitude et sur les ultimes mètres du sommet les traces de neiges de la veille sont encore présentes. Je me fais pointer sur une des plateformes de l’observatoire. Un coup d’oeil sur l’ordinateur et je vois que je suis 127ème. J’ai bien perdu quelques places, mais j’ai limité la casse.
…
Q : Et là, Samuel, comment se passe cette descente vers Tournaboup ?
R : Jusqu’à Sencours, pas de souci pas majeur. Je me rends bien compte que je vais un peu plus vite que d’habitude mais mes jambes répondent et je pense que je suis grisé par la bonne fin d’ascension que je viens d’effectuer. Bref, j’arrive assez bien à Sencours.
Q : Quelle décision prends-tu à ce moment ?
R : Je m’arrête. J’avais décidé de manger du cake en quittant Sencours une heure plus tôt, j’étais résolu à m’y tenir. J’en grignote donc deux ou trois parts, avec de l’eau gazeuse et je repars.
Q : Toujours aussi frais ?
R : Au début, oui. Aucun souci. Je suis même surpris de mon bon état général. Mais à partir du col de la Bonide (alt. 2150, NDLR), ça ne va plus du tout. Les jambes durcissent, j’ai mal partout, je n’arrive plus à me tenir... Je souffre et je n’ai qu’une envie, arriver à Tournaboup pour me poser, manger et reprendre la montée. Je sais que la descente ce n’est vraiment pas ma spécialité mais là, vraiment, j’ai mal. Je me souviens encore de la piste de ski, droit dans la pente, jusqu’à Super Barèges : un calvaire...
Q : Envie d’arrêter ?
R : Non, évidemment pas. Je n’ai encore jamais abandonné dans une course. Je me raccrochais au fait que ce genre de douleur est normal au bout de 8h30 de course. Au fait aussi que j’avais passé la moitié de la course et qu’on ne s’arrête pas simplement sur des cuisses en feu !
Q : A Tournaboup, quelle décision prends-tu finalement ?
R : De prendre mon temps. Une course, ça se réussit aussi en prenant son temps. Tournaboup, c’est le gros ravitaillement, celui où on mange du salé et du chaud. Celui où le moral doit remonter. Il est 14h, il y fait beau : je prends donc une soupe, du cake (irrésistible !) et de l’eau gazeuse. Je refais mon sac, vide mes poubelles et prépare mes gels pour la prochaine montée. Je ne sais pas pourquoi mais je prends vraiment mon temps. Sans doute y suis-je bien, à Tournaboup !
Q : Et comment abordes-tu, mentalement, à ce moment de la course, les 30 kilomètres qui te séparent de l’arrivée ?
R : Plutôt bien. Je connais toute la partie jusqu’à la cabane d’Aygues-Cluses ainsi que la descente du Col de Barèges au Lac de l’Oule. J’avais reconnu ce coin en juin. Je suis donc confiant, comme on peut être confiant en abordant, quoique fatigué, un tracé que l’on connaît.
…
Ca y est, c’est le Col de Barèges. Elle était dure cette montée quand même... Et puis pareil que pour le Pic du Midi : un première partie à la ramasse, une seconde en bien meilleure forme... Incroyable l’ultra comme ça peut nous faire passer par toutes les émotions et les sensations en si peu de temps... Sympa aussi ce gars avec qui je suis monté. Il m’a bien aidé au début... Et à Aygues-Cluses, encore un bon accueil...
Allez, maintenant une partie magnifique mais je la redoute. Glissant, technique, piégeux. Faire gaffe... J’espère que ce ne sera pas aussi dur que la descente du Pic du Midi ! Bon ils sont devant les gars que j’ai tirés dans les derniers mètres du col... Normal, je suis une bille en descente...
…
Bon là, de deux choses l’une : soit ils sont plus mauvais que moi en descente (pourtant le gars m’avait dit, avant Aygues-Cluses, qu’il descendait plutôt bien), soit je ne suis pas si mal que ça... Waouh, je dépasse des types en descente...
Bon, là c’est le lac de Coste-Ouillère, vient une longue portion dans la forêt... Ne pas se déconcentrer, je ne suis pas tombé, contrairement à ma reco de juin... Et tenir le ryhtme, ne pas me faire rattraper par les gars de tout à l’heure... ce serait trop bête...
Pfou, c’est long cette arrivée au Lac de l’Oule... Mais je dois me rapprocher, vu les touristes...
…
Pardon !
...
Merci.
…
Merci.
…
Ca y est, le lac. Maintenant on remonte vers la gauche. Tiens un groupe. Je serais descendu si bien que ça ?... Non, c’est des concurrents de l’Ultra... Il est quelle heure ? Plus de 17h ? Ca fait douze heures que je cours, eux vingt-deux de plus. Ils vont finir en 40h. Chapeau quand même... Bon allez, pas de pitié, je les passe...
...
Bravo les gars ! courage !
…
Bon maintenant c’est plat jusqu’à Merlans. Mon objectif c’est quinze heures max... Et surtout, ne pas me faire reprendre par les gars de la montée d’Aygues-Cluses... Courir, courir le plus possible... Bien se gérer aussi...
Ahh Merlans... Je me refais le plein d’eau, je bois un thé et je repars. Je ne m’énerve pas mais je ne m’étends pas... Et puis il fait froid là...
…
Et il reprend son chemin, décidé, déterminé à terminer la course. Faire moins de 15h ? C’est possible il le sait. A condition de ne pas lambiner. Son chrono, il ne le regardera pas. Il ne veut pas réfléchir, il veut en finir. Arrivé au Col de Portet, c’est facile, il suffit de descendre. Les premières pentes, sur les pistes de la station d’Espiaube, sont violentes, assassines. Il souffre et il souffre aussi pour les coureurs de l’Ultra qui descendent dos à la vallée pour soulager leurs cuisses. Il ne réfléchit pas, il continue de courir. Beaucoup de bitume. Il ne sait pas s’il doit s’en réjouir ou s’il préfère les sentiers. Il n’a pas le temps d’y penser que des gendarmes lui font signe, non pas de s’arrêter, mais de prendre à droite un chemin qui file sous bois. Il continue de trotter. Le confort de ce passage, sa beauté et son calme le rassérènent. L’arrivée se rapproche. Il le sait.
Certes, sa foulée est lourdeur. D’autres le dépassent. Mais il n’en a cure. Il tient. Il reconnaît les sentiers empruntés le matin, dans la nuit. Dans Vignec, il décide d’accélerer. Ca doit passer. Il ne lui reste plus longtemps pour franchier la ligne. Vielle-Aure, son église, sa ruelle, les enfants et le public. L’arche, c’est la fin !
Il réussit son objectif. En 14h52, le tour est bouclé avant que la nuit ne tombe !
dimanche 27 novembre 2011
La Valtoulousaine, 10 km
Pour compenser la frustration de n'avoir pu participer au semi-marathon Lourdes-Tarbes dimanche dernier, je suis allé courir sur la 2ème édition de la Valtoulousaine, 10 km organisé au sein de la base de loisirs des Argoulets, dans l'est toulousain.
Pas très en forme au réveil, je revis un peu au moment de l'échauffement. Une température assez fraîche, un temps grisâtre mais pas de vent...
A 10h, c'est le départ. Je décide de ne pas me griller dans ces premiers kilomètres. Mes temps sont cependant au-delà de mes espérances, aux alentours de 4'/kilomètre. Je ne comprends pas, je suis même très bien et me dis que si ça dure comme ça, je ne suis pas à l'abri de finir aux alentours des 40'. Las, cette impression tombera vite, sous le couperet du 5ème. Non que je subisse un coup de barre mais les 4 premiers (qui seront aussi les 6è, 7è, 8è et 9ème kilomètres) ne font sans doute pas tout à fait 1000m... Bref ce cinquième kilo est bouclé en 4'57", un temps qui pourrait être un coup de massue...
Je continue pourtant sur le même rythme pour le second tour. Les 4 "bornes" suivantes sont bouclées en 16'18" et le dernier kilomètre en 4'48" malgré un point de côté ravageur au 8ème.
Au total, je finis en 42'09" à mon chrono, meilleure performance personnelle à ce jour sur la distance. Mais je finis limite frais, me laissant croire que je peux encore et encore progresser sur cette distance.
Un parcours sympathique, pas trop fréquenté mais un vrai laisser-aller sur le kilométrage. Pour preuve, mes temps de passage :
FC max : 180
Pas très en forme au réveil, je revis un peu au moment de l'échauffement. Une température assez fraîche, un temps grisâtre mais pas de vent...
A 10h, c'est le départ. Je décide de ne pas me griller dans ces premiers kilomètres. Mes temps sont cependant au-delà de mes espérances, aux alentours de 4'/kilomètre. Je ne comprends pas, je suis même très bien et me dis que si ça dure comme ça, je ne suis pas à l'abri de finir aux alentours des 40'. Las, cette impression tombera vite, sous le couperet du 5ème. Non que je subisse un coup de barre mais les 4 premiers (qui seront aussi les 6è, 7è, 8è et 9ème kilomètres) ne font sans doute pas tout à fait 1000m... Bref ce cinquième kilo est bouclé en 4'57", un temps qui pourrait être un coup de massue...
Je continue pourtant sur le même rythme pour le second tour. Les 4 "bornes" suivantes sont bouclées en 16'18" et le dernier kilomètre en 4'48" malgré un point de côté ravageur au 8ème.
Au total, je finis en 42'09" à mon chrono, meilleure performance personnelle à ce jour sur la distance. Mais je finis limite frais, me laissant croire que je peux encore et encore progresser sur cette distance.
Un parcours sympathique, pas trop fréquenté mais un vrai laisser-aller sur le kilométrage. Pour preuve, mes temps de passage :
- km 1 : 4'08"
- km 2 : 3'59"
- km 3 : 3'59"
- km 4 : 3'59"
- km 5 : 4'58"
- km 6 : 4'07"
- km 7 : 4'01"
- km 8 : 4'03"
- km 9 : 4'07
- km 10 : 4'48"
FC max : 180
dimanche 2 octobre 2011
10km de Tournefeuille
Beaucoup de monde au départ de ce 10 km couplé avec celui du semi de
Tournefeuille. Le parcours, à moitié en ville, à moitié dans la base
de loisirs de la Ramée, où je m'entraîne de temps en temps, est
assez roulant, sans être complètement plat.
Je pars vite, sans doute trop. Mes temps de passage sont assez irréguliers dans les cinq premiers kilomètres et préfigurent une dégradation de ma course qui survient au cours des cinq derniers. Je ne peux rien faire, mon rythme diminue et je sens que je suis à la limite.
Je boucle malgré tout le parcours en 43'10" à 3 secondes de mon temps de Grenade et sans être vidé pour autant. La fatigue engendrée par les ultras estivaux et l'absence d'entraînement spécifique peuvent expliquer cette "contre-performance", sachant que je n'étais pas spécialement venu pour en faire une !
Mes temps de passage sont les suivants :
FC moyenne : 177
FC max : 184
Je pars vite, sans doute trop. Mes temps de passage sont assez irréguliers dans les cinq premiers kilomètres et préfigurent une dégradation de ma course qui survient au cours des cinq derniers. Je ne peux rien faire, mon rythme diminue et je sens que je suis à la limite.
Je boucle malgré tout le parcours en 43'10" à 3 secondes de mon temps de Grenade et sans être vidé pour autant. La fatigue engendrée par les ultras estivaux et l'absence d'entraînement spécifique peuvent expliquer cette "contre-performance", sachant que je n'étais pas spécialement venu pour en faire une !
Mes temps de passage sont les suivants :
| Tournefeuille | tps/Kilo | Cumul |
| km 1 | 04:22 | 04:22 |
| km 2 | 04:01 | 08:23 |
| km 3 | 04:08 | 12:31 |
| km 4 | 04:29 | 17:00 |
| km 5 | 04:10 | 21:10 |
| km 6 | 04:21 | 25:31 |
| km 7 | 04:20 | 29:51 |
| km 8 | 04:24 | 34:15 |
| km 9 | 04:21 | 38:36 |
| km 10 | 04:34 | 43:10 |
FC moyenne : 177
FC max : 184
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